La sélection du mois d'octobre 2026
Comme le pointait, certes de manière exagérée, Molière dans sa pièce de théâtre "Le malade imaginaire", consulter un médecin au XVIIIème siècle pouvait être dangereux puisque ses traitements étaient souvent inefficaces, voire parfois létaux, le comble pour un soignant !
Les malades qui n'avaient pas confiance ou accès aux "professionnels" (médecins, chirurgiens et apothicaires) se tournaient vers des religieux ou une médecine dite "empirique" (rebouteux, guérisseurs locaux, ...) avec un résultat égal ou même parfois meilleur ! Mais, dans la mesure où la pratique médicale était strictement encadrée par les facultés de médecine ou les communautés de chirurgiens et d'apothicaires, quiconque ne faisait pas partie de ces entités et soignait sans avoir reçu l'agrément des autorités locales ou royales était réputé exercer illégalement et donc passible d'amende, voire de peine de prison ou de bannissement.
C'est la situation dans laquelle se trouve le héros de notre document du mois, Cézar Croquelois. Nous sommes en 1784 et ledit Croquelois, condamné par le Magistrat de Dunkerque, sollicite la clémence d'un personnage haut placé en s'appuyant sur un plaidoyer plutôt bien construit !
La création de la Société royale de médecine en 1779 couplée à l'influence des Lumières contribuera heureusement à faire évoluer les pratiques médicales. A partir du XIXème siècle surtout, une meilleure connaissance de l'anatomie, les progrès de la chimie et la microbiologie vont permettre de bénéficier de thérapeutiques efficaces et de reléguer les traitements violents basés sur la théorie des humeurs (saignées, purges, vomitifs, amputation à vif, ...) aux oubliettes ou au statut de curiosité."




